A JOACHIM NAPOLEON
ROI DB NAPLBS (1).
Agen, 30 juillet 1808.
Je reçois votre lettre. Je vois avec plaisir que votre santé s'améliore.
Les nouvelles du duché de Berg ne sont pas satisfaisantes. Vos agents emballent et font tout passer sur la rive gauche ; vos haras filent sur le Tyrol. Cela fait un détestable effet dans le pays et en Allemagne. Cela vaut-il la peine, pour des babioles, de montrer de l'avidité? Dans tout état de choses, si vous tenez à vos haras, quinze ou vingt jours plus tard n'étes-vous pas sûr de les avoir? Cela est irréfléchi et fait mal dans l'opinion. Ecrivez, et donnez des ordres pour qu'on n'emporte rien, et qu'on ne montre aucune avidité.
La chaleur est si forte que je crains que, si vous vous mettez en route trop promptement, vous ne puissiez la supporter. Soignez d'abord votre santé ; c'est le principal.