‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 342 sur 493 · A M. BIGOT DE PRÉAMENEU · texte numérisé non relu

A M. BIGOT DE PRÉAMENEU

Bena?entc, !•' jan?ier 1809.

Témoignez mon extrême mécontentement à l'archevêque de Bordeaux sur le sermon qui a été prononcé, le 4 décembre, par l'abbé Langlade. Dites-lui que je n'ai reconnu en cela ni les sentiments de l'archevêque, ni ce que j'ai le droit d'attendre du clergé de Bordeaux. Quant au sieur Langlade, j'ai ordonné au ministre de la police de le faire arrêter, et je le punirai de telle manière, que cela serve d'exemple aux autres.

Témoignez également mon mécontentement à l'archevêque sur le

(1) AFiv 879.

(2) Ibid.

mauvais esprit qui a dicté son instruction relative au message par lequel j'ai appelé mes peuples à la défense de la patrie. Cet esprit s'est particulièrement manifesté par ces expressions : « En faisant « cette communication à vos paroissiens, vous ne manquerez pas « de les porter avec un zèle prudent à se soumettre aux ordres de « la divine Providence, lorsqu'elle exige que nous achetions par « des sacrifices pénibles, mais passagers, ce repos qui est l'objet de « l'espérance chrétienne. » L'archevêque de Bordeaux est sans doute un homme de bien; mais il est entouré de mauvais sujets dont il ne sait pas se défier, ou qu'il ne peut contenir. Mandez-les sur-le-champ à Paris.

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