AU COMTE DE CHAMPAGNY
Valladolid. 8 janvier 1800.
Je reçois votre lettre du 23, vos deux lettres du 24 et celles du 26 et du 30 décembre. Il n'y a pas de mal à faire mettre dans les petits journaux le mot de la dépêche du sieur Andréossy, en le mettant dans la bouche d'une dame de Vienne. 11 parait que vous n'aviez pas encore reçu de lettres de mon chargé d'affaires à Constantinople, et que cette affaire n'était pas encore claire.
Faites connaître au sieur Otto et à mes différents ministres près les cours de la Confédération du Rhin qu'ils doivent parler avec confiance de mes forces et avec mépris de celles de l'Autriche. Mandez-leur que j'ai en Italie une armée de 160,000 hommes, et qu'il me reste en Allemagne et sur le Rhin une armée de
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250,000 hommes, en y comprenant les troupes de la Confédération. Écrivez également au sieur Otto et à mes ministres en Saxe et à Vienne qu'ils doivent parler comme si j'étais déjà de retour à Paris, les affaires d'Espagne n'étant plus dignes de m' occuper après le rembarquement des Anglais.