AU PRINCE CAMBACÉRÈS
ARCHICHANCRLIBR DE L'EMPIRE (3).
Ebersdorf, 30 mai 1809.
Je vois avec pitié le peu de consistance de l'opinion de Paris, les craintes perpétuelles et les effets de la badauderie et de la malveillance. J'en suis fâché pour le peuple de Paris, et pour vous qui y êtes. Il faut avoir peu d'esprit pour croire à ces inepties et donner tête baissée dans la croyance que la Prusse nous déclare la guerre. Il est vrai aussi que le ministre de la guerre a fait ce qu'il a pu pour alarmer le public, et qu'on a donné ainsi source à des bruits qui n'ont pas le sens commun.
(1) AFiv 880.
(2) Cette mesure avait été prise sur la nouvelle d'une invasion des bandes de Schill en Westphalie.
(3) AFiv 880.
LETTRES INÉDITES DE NAPOLÉOX K — ISO».