AU PRINCE EUGÈNE NAPOLÉON
Schônbrunn, 7 juin 1809, à dix henrei du matin.
Je vous envoie la copie d'un rapport du général Montbrun. Le duc d'Auersuedt, qui connaît mes intentions, lui a écrit de ne faire aucun mouvement rétrograde, mais au contraire qu'il ait à s'appuyer sur vous.
L'aide de camp du général Marmont est parti. J'ordonne à ce général de poursuivre Ghasteler, qui peut-être voudrait établir un foyer d'insurrection à Villach. 11 faut que vous écriviez en double à Marmont par Macdonald. Marmont doit marcher à Chasteler, s'il séjourne sur mes derrières, et, s'il est passé, l'éloigner en marchant sur Saint-Gothard et se liant avec Macdonald. Il n'est pas impossible que le prince Jean descende encore en Rapprochant de Macdonald. Il faut faire connaître les événements par des officiers
(1) AFiv 880. — Mémoires du prince Eugène, t. V, p. 3to.
que vous instruirez d'avance, plutôt que par des lettres qui peuvent être interceptées et donner des renseignements utiles à l'ennemi.
Je suppose que vous préviendrez votre cavalerie et votre infanterie qu'il est possible qu'ils voient beaucoup d'hommes à cheval, mais que c'est de la levée hongroise, et par conséquent de la canaille, qu'il ne faut pas confondre avec les troupes réglées.
Vous trouverez ci-joint un décret qui ordonne le séquestre des biens de la maison d'Autriche dans le royaume d'Italie ; veillez à ce qu'il soit bien exécuté.