AU GÉNÉRAL RERTHIER
Paris, 13 prairial an IX (2 juin 11
Faites connaître par un courrier extraordinaire au général que j'approuve les mesures qu'il a prises et sa proclama 7 prairial. Vous lui donnerez l'ordre de faire arrêter sur-le tous les individus français ou étrangers qui seraient acci fomenter le désordre ou de conspirer contre la tranquillité pi Faites-lui connaître qu'il recevra incessamment l'ordre d mander comme lieutenant général le corps de troupes de h pine, et que le titre de général en chef ne peut être donn temps de guerre. Envoyez-lui l'arrêté sur la Cisalpine avec risation de choisir lui-même les généraux, adjudants -co dants, etc., et dès lors il pourra renvoyer tous les autres en i Vous leur accorderez, ainsi qu'à ceux de l'armée du Rhin, un pour vaquer à leurs affaires, jusqu'au 1 er vendémiaire an X.
Je désire que le général Moncey renvoie chez eux les Nap et les Romains, en les faisant accompagner, sous bonne escoi qu'aux frontières de la Cisalpine, où le général Murât leur ci des passeports pour se rendre chez eux.
S'il y a des agents qui correspondent de Milan à Paris, q soit leur grade, s'ils ont trempé dans ces derniers troubles, 1 rai Moncey doit sur-le-champ les faire arrêter.
Faites connaître par une lettre au général Rrune que le ; nement, ayant fait deux divisions du Piémont et de la Cis qui correspondent directement avec le ministre de la guerre, qu'un lieutenant général suffirait pour commander le ce troupes françaises dans la Cisalpine; que le gouvernem satisfait des services qu'il a rendus, et qu'il va l'employer samment.
Donnez l'ordre au général Moncey de faire chercher par ils se trouvent, et arrêter les nommés Ferra, ex-commissa
(1) AFiv 862. — Publiée en partie par M. Boulât di la Miubthi wunts sur les négociations du Concordai, t. III, p. 37.
guerres, Richard, Ferrand, ancien sergent de la marine à Toulon, Geoffroy, officier de chasseurs à cheval, attaché aux guides du général Brune, Ricord, ex-membre du comité révolutionnaire de Perpignan, qui seront envoyés à Fenestrelle, où ils resteront jusqu'à nouvel ordre. Il pourra également y envoyer les cinquante plus mauvais sujets, soit Français, soit Italiens.