AU COMTE FOUCHÉ
Schônbrnnn, 16 juillet 1809.
Je reçois votre lettre du 10 juillet. Faites des exemples sévères de ceux qui montrent le plus mauvais esprit. Vous êtes dans Terreur, si vous ne voyez pas là un jeu étranger. Il n'y a pas de doute que les Anglais n'aient une machine organisée pour toute l'Europe. Le hasard ne fait rien ; et, quand on voit les mêmes nouvelles colportées en même temps à Paris, dans le fond de l'Italie, en Hollande, en Allemagne, c'est évidemment le résultat d'un système. La police devrait être plus ferme et plus sévère à Paris. Voilà ce que je voudrais la voir et ce qu'elle n'est pas.