AU COMTE FOUCHÉ
Schônbrnnn, 17 juillet 1809.
Je reçois votre lettre du 11 juillet. Retenez au secret et en sûreté ce misérable Argenton. C'est un traître vendu à nos ennemis et qui mérite une punition exemplaire. Je pense que vous ferez bien de lancer un mandat d'arrêt en Espagne contre le colonel Lafitte et son frère. Ce sont des hommes que je connais pour braves gens; mais enfin Argenton n'a pu s'absenter sans qu'ils le sussent. Mandez-les l'un et l'autre à votre ministère.