AU COMTE GAUDIN
MINISTRE DBS FINANCES («3).
Schônbrnnn, 17 juillet 1809.
Vous aurez eu connaissance du décret que vient de rendre le roi
(1) AFiv 881.
(2) Ibid.
(3) Ibid.
326 LETTRES INEDITES DE NAPOLÉON I». — i809.
de Hollande. Il est indispensable de remettre sur-le-champ en vigueur mon ancien décret du 16 septembre et de défendre l'introduction de son commerce en France. J'écris au roi pour lui témoigner mon mécontentement. Je finirai par faire occuper les ports de Hollande par mes douanes.
Ichftnbraan, 17 juillet 1909.
Je ne peux qu'être affligé de votre décret. Mon premier mouvement a été de fermer toutes mes barrières à la Hollande, de la comprendre dans le blocus et de rappeler mon ambassadeur. Il y a de votre part peu de générosité à me rendre la risée de l'Europe et à exciter un si vif mécontentement en France, où le commerce supporterait seul toutes les charges et tous les sacrifices. J'exige que vous rapportiez sur-le-champ votre décret et que vous rentriez dans le système de la France. Si les Américains lèvent l'embargo pour les bâtiments français, à la bonne heure. La France et la Hollande doivent suivre le même système. Ne m'obligez pas à faire occuper vos ports par mes douanes. Je ne crains ni les (un blanc dans la minute), ni les Hollandais malveillants. Je saurai les mettre à la raison chez vous.