‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 438 sur 493 · AU COMTE FOUCHE · texte numérisé non relu

AU COMTE FOUCHE

Schônbmnn, 9 toât 1809.

Vous avez bien fait de préparer les préfets à fournir des gardes nationales. Je vous ai écrit que j'avais ordonné la levée de 30,000 hommes de gardes nationales; cela me coûtera de l'argent; mais j'en ai.

Si c'est le rédacteur du Journal de Paris qui a mis l'article extrait des lettres de Berlin qu'a copié la Gazette de France, c'est ce rédacteur qu'il faut faire arrêter.

On a la rage à Paris de faire des nouvelles à tort et à travers. Je connais des personnes attachées, qui vont disant partout que l'armistice, par exemple, c'est la Russie qui me l'a fait faire. Et cela pour se donner de l'importance. Je suis bien avec la Russie; mais je ne prends de conseil ni d'elle ni de personne. Je vous citerai les personnes qui ont dit cela : c'est Regnauld. Qui, diable ! lui a fait cette confidence? La sotte chose que les importants !

Vous trouverez ci-joint un rapport sur l'expédition des Anglais contre Naples. Il y a des articles à en tirer pour s'en moquer.

(2) Ibid.

LETTRES INEDITES DE NAPOLEOX ï«*. — 1809. 343

Dès qu'ils ont sa la victoire de Wagram, ils se sont enfuis. Si mes imbéciles de marins ont l'esprit d'entrer à Anvers, mon escadre est sauvée. L'expédition des Anglais n'aura eu aucun résultat : ils périront par les fièvres et l'inaction.

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