‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 439 sur 493 · AU COMTE FOUCHÉ · texte numérisé non relu

AU COMTE FOUCHÉ

MIMSTRK DR LA POLICE GKNRRALK (1),

SchOnbrunn, 10 août 1809.

Je vous envoie un mandement de l'évéque de Namur, qui me paraît fait dans de mauvaises intentions ; voyez qui Ta rédigé.

Je vois dans votre bulletin du 3 que le commissaire général de police de Lyon expose que, ayant eu avis que le mandement pour le Te Deum du 30 (2) ne serait pas précédé de ma lettre, selon l'usage, il a fait des observations sur cette omission. Si cela est, ayez une conférence avec le cardinal Fesch, et faites-lui entendre que, s'il ne rétracte pas sur-le-champ Tordre qu'il aurait donné et ne fait rétablir ma lettre dans son mandement, je le regarderai comme mon ennemi et celui de l'Etat. Faites-lui connaître qu'il n'y a dans ma lettre rien contre la religion, et que je ne souffre pas que qui que ce soit manque à l'autorité dont je suis revêtu, et lui moins que personne. Si vous le pouvez, arrangez cela avec lui, et que ma lettre paraisse dans son mandement. Vous enverrez chercher le sieur Emery, qui est le conseiller du cardinal, et vous lui parlerez dans ce sens. Ou ma lettre est contre la religion, ou elle ne Test pas ; et appartient-il à un évéque de changer le caractère que je lui ai donné? Je suis théologien autant et plus qu'eux; je ne sortirai pas de la ligne; mais je ne souffrirai pas que personne en sorte.

MIXISTHK DR LA POLICK GKNKRALK (3).

Schônbrunn, 11 août 1H00.

Je vous envoie une lettre d'un de ces prédicateurs ambulants,

(i) AFiv 881.

(2) Pour la victoire de Wagram.

(3) AFiv 881.

N'y aurait-il pas moyen de débarrasser nos départements de ces coureurs? Il faut les traiter comme des espions.

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