AU COMTE FOUCHE
MIMSTRK DK LA POLICE GÉNÉRALE (2).
Brûnn, 18 septembre 1809.
Vous avez eu tort d'inquiéter toute la France et jusqu'au Piémont en écrivant partout pour « préparer » les gardes nationales. « Préparer » ne veut rien dire ; c'est alarmer sans raison tou| J'empire .
(1) AFiv 882.
(2) Ibid.
Vous ne me parlez jamais de Paris. J'ignore ce que c'est que cette garde à cheval. L'on dit qu'ils sont 60, et encore qu'ils ne veulent pas sortir de Paris. Veut-on donc me tourner en ridicule? Vous eussiez, il me semble, bien fait de me parler de tout cela. Je vois bien que Rome n'est pas dans Paris, mais dans mes bons départements ; c'est là que l'on est Français ! Puisque Paris ne m'a été bon à rien, il ne faut pas actuellement me donner de l'inquiétude ni m'obliger à supporter l'importance de la garde nationale. C'est me donner les inconvénients d'une mesure, sans que j'en aie eu les avantages. S'il est vrai que l'on ait donné l'assurance à ces 60 jeunes gens de ne pas aller à la guerre, et que ce ne soit qu'en conséquence qu'ils se soient enrôlés, il faut les dissoudre tout doucement.