‹ Lettres inédites de Napoléon IerChapitre 492 sur 493 · U COMTE DE MOXTALIVET · texte numérisé non relu

U COMTE DE MOXTALIVET

MINISTRE Dfe l/lVrÊIlElR 1 .

Pari». 30 détemhn 1300.

Je vous envoie un mémoire qui contient quelques observations très sages sur les manufactures de toiles de coton. Il est évident que, si l'on pouvait changer le goût de la nation, et faire servir tous les objets manufacturés en Gl au même usage que ceux de coton, on aurait un grand intérêt à propager les Gis au lieu des cotons. Mais il est prouvé que cela n'est pas possible pour plusieurs objets. Je désirerais donc que vous me fissiez faire un mémoire qui établisse la distinction entre les objets qu'il faut nécessairement fabriquer en coton et les objets à prohiber, afin de ne pas donner aux cotonnades une extension préjudiciable à nos manufactures. L'usage est de porter des chemises en toile de coton ; cela est préjudiciable à nos batistes; quel inconvénient y aurait-il à prohiber les toiles de coton propres aux chemises? Je n'ai pas une connaissance suffisante, même pour faire l'application de mon idée. Je voudrais avoir l'avis des hommes les plus instruits dans cette partie, sur les moyens d'arriver à ce résultat. 11 faut diviser les objets qu'on fabrique en fil, ceux en coton ou qu'on ne peut remplacer qu'avec une grande cherté, et ceux manufacturés en soie et fil sans qu'ils soient trop chers. Je voudrais prohiber ou gêner les uns, afin de pouvoir protéger les autres. Si cela peut se réaliser, cet objet est de la plus haute importance.

(1) AFiv 882.

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