A M. LE MARQUIS D'ARGENGE DE DIRAG
î jain.
J'ai reçu, monsieur, les truffes que vous avez eu la bonté de m'envoyer : vous ne sauriez croire combien je suis sensible à cette marque d'amitié; elles sont très-bonnes et très-bien choisies. Je vous demande en grâce, mon cher marquis, de n'en envoyer à Paris que lorsque j'irai y faire un petit tour pour un mal dangereux dont je suis attaqué.
Je TOUS ai écrit quelquefois par madame de Modant; il y a deux paquets assez gros qu'elle n'a pas probablement touIu recevoir, et qui ont été renvoyés à Lyon, d'où ils étaient partis.
C'est bien pis encore, quand il faut que les paquets passent par Paris. Je comptais vous envoyer des étoffes; mais je ne sais plus comment m*y prendre. Tout ce que je sais, c'est que je vous aimerai jusqu'à lafindemavie.