‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 109 sur 405 · A M. LE MARQUIS ALBERGATI CAPAGELU · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS ALBERGATI CAPAGELU

I4jaiii.

Il est vrai, monsieur, que j'avais projeté, il y a deux ans, de faire un petit voyage en Italie. Vous en étiez le principal objet. Je voulais alors avoir avec moi quelque jeune homme italien instruit et sage, qui pût me rendre le voyage plus agréable ; mais la longue maladie, qui m'a mis aux portes du tombeau, ne m'a pas permis de remplir mes vues. Si j'étais assez heureux pour me pouvoir transplanter, je viendrais moimême vous demander la personne que vous voulez bien me proposer ; mais il n'y a plus de plaisir pour moi, et je ne dois penser qu'à mourir au pied des Alpes, au lieu de les franchir pour venir vous embrasser.

Conservez-moi des bontés qui feront ma consolation jusqu'à mon dernier moment,

L'ermite de Ferney réitère ses remerciements et ses 11. lî

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complitneoto au digne Romain , tribun de la légion de Soubise. Il conseille au vainqueur de donner la préférence aux dames françaises sur les dames turques. Il sera mieux reçu, après avoir soumis la Corse, qu'après avoir suivi un bâcha dans les déserts d*Okzacov. Plus tôt il reviendra» plus tôt il jouira.

Le vieil ermite offre ses prières à Dieu pour les succès en amoiur et en guerre du très^nligne tribun d*ane légion romaine.

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