A M. DE CHENEVIËRES
sa juiUet.
C'est belle malice à vous, mon cher amî, d*être ma- * Un de 86t iMeudonymes.
iM LETTRES INÉDITES
lade sous les yeux de M. de Sénac ' . C'est crier famine près d'un tas de blé. Cependant il faut avouer que, quand on serait Tami intime de toute la Faculté, on n'en serait pas moins exposé à toutes les infirmités dont la nature a doté la race humaine; j'en sais des nouvelles. J'ai vécu longtemps, mais toujours pour souffrir. Je n'existe aujourd'hui que pour être car lomnié; on m'impute jene sais quelletfft/otr«i2ttPari^ mênt^ dont les derniers chapitres sont un chef-^d'œuvre d'erreurs, d'impertinences et de solécismes. Dieu soit béni! Voilà le centième ouvrage qu'on m'attribue de« puis trois ans. Quand je dicterais jour et nuit, coomie Ësdras, sans fermer la bouche, je n'aurais pu y suffire.
Je vous écris à Versailles; je ne vous crois pas à Gompiègne, attendu qu'on ne tuera personne au camp, et que les hôpitaux militaires n'auront rien à faire.
J'habite un petit pays autrefois très-inconuu, où l'on n'était malade que des écrouelles; on y a envoyé des
troupes^ et avec elles la Je remercie les bureaux
de la guerre de cette attention.
Bon soir, mon cher ami; on dit que vous aures une très*-belle salle de spectacle à Versailles, et qu'on se prépare déjà pour les fêtes du mariage de M. le Dauphin^. Vous allez ôtre plongé jusqu'au col dans les plaisirs*