‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 134 sur 405 · A M. LE COMTE DE SŒOMBERG · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE DE SŒOMBERG

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Yous me permettrez , monsieur, d'atoir Thonneuf de tous recetoir atec les mêmes sentiments que j'ai reçu M. le prince Pignatelli, mais atec la même misère, en robe de chambre, et n'en poutant plus.

Pigale a sculpté mon squelette; mais il ne m'a pas guéri; il ne fait durer que du marbre; mais un plus grand maître que lui se joue de nos corps et de nos ftmes, et tous pultérise tout cela. Yous autres , mes-

^ Elle manque.

ftieun les meurtriers, tous l'aidez de toutes tes forces actiTement et passiTement. Vaniias vaniiaium et stiàU iitia êtuUtiianm: voilà FinscriptioD qu'il faut mettre sur tous les tombeaux. Cependant, comme il faut jouir de la Tie^ tandis qu'on la iient, j'en jouirai, monsieuri atac délices, lorsqu'on retenant de votre régiment vous voudrez bien honorer ma petite retraite de votre présence. Vous y trouverez ma nièce, qui vous en fera les honneurs mieux que je ne vous les ai faits. Permettez -moi de présenter mes respects à Mé le prince Pignatelli; agréez les miens | monsieur, et conservez-moi vos bontés , qui adoucissent tous mes maux.

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