‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 144 sur 405 · A M. LE COMTE DE SCHOMBEEG · texte numérisé non relu

A M. LE COMTE DE SCHOMBEEG

i8 octobre.

Le ciron qui a parlé de Dieu remercie bien sincèrement le brave militaire philosophe qui a daigné faire valoir la théologie de ce ciron. Je vous avoue , mon* sieur, que vous me rendez un très-grand service. J*ai toujours pensé tout ce que j*ai dit dans ce petit ouvrage Me le crois honnête, et, puisque vous Fapprouvez, j'ose le croire utile. Il le sera beaucoup pour moi, s*il parvient à détromper ceux qui m'ont imputé des sentiments dont je suis si éloigné. J'ai trouvé ces trois exemplaires que j'ai l'honneur de vous envoyer, et, si vous me le permettez, j'en chercherai d'autres. Ce malheureux livre du Système de la Nature a fait un tort irréparable à la vraie philosophie. Ce n'est pas d'aujourd'hui que les bons pâtissent pour les méchants.

Tout ce que je souhaite sur la fin de ma vie, monsieur, c'est que vous fassiez beaucoup de revues en

1 RëfutattOD du baron d'Holbach. Œuv, comp., t. XLVIL

Franche-Comié, et que je puisse voir un jour M. le duc et madame la duchesse de Choiseul faire leur entrée à Yersoix. Je suis pénétré pour vous de la plus respectueuse reconnaissance.

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