A M. DE GHABANON
Bon voyage, mon cher confrère en Apollon, et bon succès dans yotre entreprise; plus j*y pense, plus je crois que ^entendrai de Ferney les applaudissements qu*on vous donnera à Paris'. Tuez Timpératrice, ne la tuez point; conservez son bambin, ou jetez-le dans le Tibre ; c'est rafiEedre d'une vingtaine de vers, et c'est une chose à mon sens fort arbitraire. Vous aurez sûrement intéressé pendant cinq actes, et c'est là le grand point. J'avoue que, si je ne consultais que mon goût, je ferais grâce à l'impératrice, et elle vivrait pour nourrir son petit. Ma raison est que, si elle a la perte de son enfant à pleurer, elle n'a plus de larmes pour Rome.
Allez à Paris; vous y serez heureux, puisque madame votre sœur y va. Tout Ferney s'intéresse bien vivement à vos progrès et à votre bonheur.