‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 18 sur 405 · A M. £LIE DE BEAUMONT · texte numérisé non relu

A M. £LIE DE BEAUMONT

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Mon cher Cicéron, je suis pénétré de vos attentions, et très-affligé de la maladie que vous avez essuyée. Je vous félicite de n'avoir point M chargé de la cause ^

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JLally qui a été ei malheureuse. Vous a^étee &ii que

pour les triomphes.

J'augure très-bien du procès de M. de La Lusemei puisque vous raves entrepris; quant à celui des Sinren, le mémoire paraîtra toujours asses tôt pour faire un très-grand effet dans le public. Ce public est toujours juge en première ei dernière instance. Un mémoire attachant^ éloquent, bien raisonné le persuade; et quand le cri public s^élèye et perséfère^ il force les juges & faire justice. D'ailleurs, ce mémoire pour les Sirven ne se borne pas à une seule famille ; tous les pères de famille y sont intéressés ; c'est la cause de la nation, c'est celle de la tolérance, c'est le combat de la raison contre le fanatisme. Vous écrases la dernière tète de l'hydre. Enfin je suis toujours persuadé que votre factum mettra le sceau & la grande réputation que vous vous êtes d^à faite. Je ne sais quel sentiment m'intéresM davantage, ou la pitié pour les Sirven, ou mon tèle pour voire gloire.

Mille respects à votre illustre et aimable compagne.

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