‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 19 sur 405 · A M. LB MARQUIS M VILLB-VIBIUS · texte numérisé non relu

A M. LB MARQUIS M VILLB-VIBIUS

1 4 juin.

Il est vrai, monsieur, que je n'ai point reçu les six exemplaires dont vous m'avez gratifié, par la voie du premier secrétaire de rintendance de Besançon. 11 se nomme M. Ethis; j'ai écrit à cet Ethis : il faut qu'il ^i dévot; il ne ma point répondu. Mais d*honnétes gens, qui ne sont points dévots, m'ont apporté quatre exemplaires» Q'est assurément le plus beau présent

DE irOLTHiniB (1766). M

fuè TOUS puûsîes me faire. Je suis pénétré de reeoo* naissance.

Je Tois par l'eicès de vos bontés que ifous tous intéresses à Tauteur et à Touvrage; cet ouvrage me paratt excellenL On n'a jamais ni cité avec plus de fidélité, ni raisonné avec ^lus de justesse. J*aime pas** aonnément Tauteur, quel qu'il «oit. Je voudrais être assez heureux pour vous tenir avec lui dans mon evt nâtage. Je sais bien que l'auteur n'est pas prêtre ; mais je voudrais le prendre pour mon confesseur. Je n'ai pas longtemps à vivre; je trouverais fort doux d'être assisté à la mort par un pareil chrétien. J'ai lu le livre deux fois, je le relirai une troisième, et je vous remercierai toute ma vie. — y.

! Je rouvre ma lettre aussi proprement que je le puis •pour vous supplier, monsieur, de vouloir bien dire s'il est vrai que le roi ait ordonné que Ton conservât lès jésuites en Lorraine* Le livre que vous m'aves envoyé m'apprend à douter de tout ; mais je croirai ce que vous me dires.

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