A M. YASSELIER
A Perney, 1 3 teptedibre.
Vous nous envoyez, mon cher correspondant, autant de melons que ma colonie vous adresse de bottes;
VOUS êtes trop bon, et ma colonie est bien latîganle. Voici encore des montres.
Votre peuple ne veut donc plus qne des roues et des bûchers? La pendaison lui est insipide : cela justifie les tragédies à l'anglaise. Pourquoi donc n*a-t-on jamais pu redonner XAtrée de Crébillon? C'est qu*il ne suffit pas qu'un spectacle soit atroce , il faut encore que la pièce soit bien écrite et intéressante.
Vous me rendrez, mon cher ami, un très-grand service, si vous voulez bien avoir la bqnté de nous faire parvenir mille écus d'or d'Espagne, que M. Shérer doit envoyer à la société Valentin, Dalizette et Dufour.
Je vous embrasse de tout mon cœur.