‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 184 sur 405 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

A Femey, 20 septembn.

On dit, mon cher correspondant, que tout s'est passé à Bordeaux dans la plus grande tranquillité, et que M. de Richelieu, quoique un peu vieux, a eu plus de crédit que les jeunes dames. Il est à croire que tous les autres régiments de la robe seront réformés avec la même facilité.

Je vous remercie bien tendrement de toutes vos bontés pour ma colonie ; je me flatte qu'elle sera protégée par M. le duc d'Aiguillon, comme elle l'était par M. le duc de Choiseul.

Voici une petite botte qui se recommande à vous. Le vaisseau est prêt à partir de Marseille ; si je tardais un moment, je perdrais une occasion que ma colonie ne retrouvera de plus de trois mois.

Mille compliments à M. Tabareau.

Page 1