‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 195 sur 405 · A M. VASSEUER · texte numérisé non relu

A M. VASSEUER

Je reçois votre lettre , mon oher correspondant , et celle de M, deJonval. Je suis affligé de lui être inutile; mc^ colonia in*a ruiné, et j*ai grand'peur qu'elle ne se ruine elle-même.

Il me yienl une idée ; peut-être M. Duranoel^ seraitil tiomme k lui céder les ld>i9, sur lesquelles il a écrit. On pourrait exiger aR sa faveur une petite rétribution du libraire, en cas que Touvrage se vendît bien. Et , dans cette supposition, il pourrait le faire jouer à Paris et a^oir une pariie des représentations à son profit. Tout cela me parait assez difficile à arranger; car probablement il faudrait qu'il sollicitât les pre-

1 Ce billet manque.

* Pseodonyiné.

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miers gentilshommes de la chambre pour faire représenter cet ouirrage. Il faudrait encore qu*il allât à Paris; mais je ne pourrais me mêler en rien de cette affaire. Je craies toujours 4*être compromis avec les gens de lettres. Si tous aimez M. de Jonval, yoyez, mon cher ami, ce que yous pouvez faire en sa faveuri et mandez-le-moi.

Je recommande l'incluse à vos bontés.

7S0. -^ À M. irARGENTAL.

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Nos lettres se sont croisées, mon cher ange j j'ai à peine un moment pour vous dire qu'on peut tirer un grand parti des deux observations que vous faites , et que M. Duroncel va y travailler aujourd'hui. Il lui semble que le nom de Teueer est bien maigre et bien peu connu, mais que les Lois de Minas sont ua titre un peu dangereux, qui donne lieu à des aUnûons ma*» lignes. Il lui semble que Ton peut donner sa petite drôlerie k la rentrée, en disant que ce sont les €htèlMpes soua un autre nom. C'est le seul moyen de prévenir une édition qu'il sera très-^diificile d'empêcher, Du^ roDcel met tout entre vos mains et est à vos pieds.

Je suis fâché de la mort de Duclos, et de la mienne qui s'approche) car, après tout, il est doux de vivre. Je vous supplie de me répondre sur M. d'Albe^ pour me rendre la vie plus douce. Mes tendres respects à l'autre ange.

* Surnom qu'il donnait au duc de Choidenl.

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