‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 2 sur 405 · AU MÊME · texte numérisé non relu

AU MÊME

A Fernej, 4 janTier.

M. de Voltaire ne doute pas que M. de Beaumont n ait écrit à MM. Tbélussoa et Necker à Paris. C'est une chose très-importante que ces messieurs aient la bonté de faire remettre au plus tôt les billets en question à M. de La Borde, banquier du roi, à qui M. de Voltaire Ta promis, il y a plus d'un mois. Il espère que M. de Beaumont aura la bonté de ne rien négliger pour finir cette affaire. Il a sans doute dans son journal les numéros des 36 billets, et le numéro du lot de 1,000 livres. M. de Voltaire lui fait ses trèshumbles compliments.

6 janTÎer.

Mes divins anges, j'ai réfléchi que quelque chanoine de Sainte-^^Geneviève pourrait trouver mauvais qu'on dit que sa sainte n'est pas la protectrice de la France. Il est vrai qu elle n'est que la patronne de Paris; mais enfin, je ne veux me brouiller avec personne. Voici donc la pièce corrigée ' que j'ai l'honneur de vous en-

* VÉfdtre à Henri IV. — T. XIU des Œuweê complètes.

voyer. Vous m'avouerez que l'auteur de la Henriade n'a pas dû apprendre la nouvelle des cierges portés à la statue d'Henri IV, sans que le cœur lui ait palpité '. Voici uo petit imprimé suisse^ pour vous réjouir, et vous y verrez que le conseil genevois ne doit point du tout être alarmé de ces plaisanteries. Respect et tendresse.

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