‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 207 sur 405 · A MADAME DE SAINT-4ULIEN · texte numérisé non relu

A MADAME DE SAINT-4ULIEN

A Ferney, 80 lugtttte.

Je vous avais bien dit, madame, que pour Vous plaire je vous écrirais, dès que j'aurais des grâfces à vous demander. Il ne s'agit ici ni de contrôleur général, ni d'intendant des finances; ce sont des choses bien plus sérieuses, c'est un opéra-comique. Un jeune homme m'est venu apporter cette esquisse; je l'ai trouvée très-favorable à la musique, et à des sortes de musique de toute espèce. Madame Denis dit qu'il faut suivre de point en point toutes les directions de l'auteur. Il avait promis cet ouvrage à un autre musicien que M. de Monlcivrey; maià nous avons jugé quil fallait lui donner la préférence sur tous les autres, non-seulement parce qu'il est votre protégé, mais parce qu'il mérite de l'être. Si Monlcivrey est occupé ailleurs, ayez la bonté de nous renvoyer le manuscrit contre-signe soit par le grand aumônier, soit par qui il vous plaira.

Pardonnez à un jeune homme qui n'a pas un moment à lui, s*il ne vous dit pas plus au long, madame, combien il vous adore et vous respecte.

Madame Denis et moi, nous vous demandons le plus profond secret.

DB VOLTAIRE (Ittî). «91

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