A M. LE MARQUIS lyAHGENGE DE DmÂ
1« juillet.
Je puis TOUS assurer, monsieur, que ceux qui imputent à M. de la Barre et à son camarade d'extraTagance le discours qu'on leur fait tenir à M. Pasquier S ont
< Gonaâlter aa parlement.
débile T'impostupe la plus odieuse et la plus ridicule.^ De jeunes étourdis que la démence et la débauche ont entraînés jusqu'à des profanations publiques, ne sont pas gens à lire des livres de phUosophie. S'ils en avaient lu, ils ne seraient pas tombés dans de pareils éioèa; ils y auraient appris à respecter les lois et la faligion de notre patrie. Toutes les nouvelles qu'on a débitées dans votre pays sont extrêmement fausses*. Non-seulement l'arrêt n'a pas été exécuté, mais il n'a pas été signé, et il n'a passé qu'à la majorité de trois* voix. On a pris le parti de ne point faire signer cet arrêt, pour prendre à loisir les mesures convenablear qui en empêcheront l'exécution. La peine n'aurait pas été proportionnée au délit. Il n'est pas juste de punir la démence comme on punit le crime.
M. Boursier compte vous faire incessamment ua petit envoi. Il vous est toujours très^tendrement atta- 6h6^ et conservera ces sentiments jusqu'au dernier jour de sa vie.
49i, — A UADABfE DUCHÉNE,
LUKÂIEB, AU! tilll^-IACQVtt, AV TSKrU BU «OIIT.
A Peney, 1 1 juillet.
Je fais partir par les voitures de Genève, et ensuite par la diUgence de Lyon à Paris, mardi prochain, 15* du mois, les feuilles de la Henriade augmentées et corrigées, avec toutes les instructions nécessaires pour que madame Duchêne puisse faire une belle édition. Je souhaite qu'elle en tire quelque avantage. Je suis son très-humble serviteur. ^
DB VOLTAlM (1766). t3