Î3. — A MESSIEURS DE LA RÉGENCE DE MONTBEUARD
A Femey, îi décembre.
Messieurs, ayant eu l'honneur de tous écrire que je sacrifierai? aTec grand plaisir mes intérêt^ et mes besoins les plus pressants à mon respectueux attachement pour S. A. S. et àl'enTie de tous plaire, je tous marquai en même temps qu'il ne m'était plus possible, à mon &ge de quatre-Tingls ans, de négocier des lettres de change.
Le sieur Meiner m'en enToie dix, par le dernier ordinaire, pour le payement de l'ancien quartier échu le dernier septembre, de 8,531 liTres 5 sous.
De ces lettres de change, il y en a quelques-unes sur des Tilles de Suisse aTec lesquelles on n'a aucun commerce. SouTcnt on reuToie ces lettres, souTenl aussi on demande beaucoup de temps pour les payer; et quand on les négocie à Genève , il en coûte beau-
1 Capitale de la prinoipaulédudiicdeWârteiiiberg, wn débUeor.
coup, tant pour le change que pour la conversion de Targent courant de Genève en argent de France.
Je vous ai suppliés, messieurs, et je vous supplie encore de m'épargner ces pertes etTextréme désagrément de ces détails.
Monseigneur le duc de Yirtemberg a eu la bonté de s'engager à me faire payer chez moi, en espèces. Permettez^moi de réclamer ses promesses et les vôtres, et de remettre entre vos mains les lettres de change du sieur Meiner. Il lui sera bien plus aisé qu*à moi de se faire payer de ces lettres de change. Les négociants ont des facilités que je ne puis avoir. Je serais fâché de vous jeter dans le moindre embarras ; mais je vous supplie de me tirer de celui où je suis.
J'ai l'honneur d'être, avec tous les sentiments que je vous dois, messieurs, etc.