‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 279 sur 405 · A M. LE MARQUIS DE TfflBOUVILLE · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS DE TfflBOUVILLE

A Ferney, 9 décembre.

Mon cher marquis , je voudrais être entre vous et M. d'Argentaly vous n'en doutez pas; et je partirais sur^^le'^champ, si je pouvais sortir de mon lit. Vous le consolerez', et ce qui me console, moi, c'est que vous vivrez longtemps tous deux, parce que vous êtes sobres et sages. Mais je me sers d'un étrange mot longtempê^ nous ne vivons qu'un jour, et je suis à ma dernière heure.

Je vous enverrai, dans un mois ou deux, quelque chose de mes derniers moments; vous lirez cette baga* telle, si elle vous amuse.

* Madame d'Argental venait de mourir.

DE VOLTAIRE (n74). 387

Je TOUS remercie de ce que vous avez bien voulu faire auprès de M. de Fargès ; je lui écris en consé* quence.

Vous devez avoir reçu votre chaîne ; je ne romprai qu'à la mort celle qui m'attache à vous.

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