‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 322 sur 405 · A MADAME DE SAINT-JULIEN · texte numérisé non relu

A MADAME DE SAINT-JULIEN

18 octobre.

Pardon de tant de lettres ; mais je reçois celle du 8 de notre protectrice. M. du Muy est mort, la nuit du 10 au 11 . Je ne sais pas quand je mourrai, mais je sais que je souhaite que M. le duc de Choiseul reprenne le sceptre de la guerre qull tenait si bien. Je n'ai nul intérêt à la chose ; mais ce que j'en dis est par intérêt pour la France. Si vous lui écrivez, madame, je vous supplie de lui dire un petit mot de mes vœux et de mon espérance.

J'ai encore une grâce à vous demander, c'est de vouloir bien me dire les propres paroles que le roi a répondues à la harangue de M. l'archevêque de Toulouse' ; vous me ferez le plus sensible plaisir : vous sauvez comme je suis curieux.

A l'égard de M. Turgot, je regarde l'affaire de ma petite patrie comme faite : un fermier général assure que sa compagnie ne fera aucune démarche ni aucune représentation. Moi, je vous fais, madame, mille remerciements, et je finis ma lettre en hâte pour qu'elle parte aujourd'hui.

Vous savez combien je suis pénétré de reconnais-

1 Loménie de Brlenne, qui devint premier oiâolBlre es 17 $7.

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sance et de respect pour \ous; ainsi je ne tous en dis mot.

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