AU MÊME
... décembre.
J*ai rhonneur de vous envoyer la copie des propositions que vous avez Vextrême bonté de nous faire, suivies de Tacceptation et des très-humbles remerciements de nos États. Vous étiez, monsieur, bien plus instruit de Tétatet des besoins de notre petite province que je ne Tétais, moi qui 'rbabite depuis vingt ans. Vous nous instruisez et vous nous comblez de bienfaits*
. C'est à vous, monsieur, de décider si vous aimerez mieux ordonner que la ferme générale nous délivre le sel au même prix qu'à Genève, ou si vous voulez que nous soyons libres de Tacheter de Genève, de la Suisse et de la Savoie, à notre choix.
Si vous permettez que la ferme nous le vende au prix de Genève, ce sera un plus grand bénéfice pour notre pauvre province. Si votre intention est toujours
DE VOLTAIRB (1776): 4&9
que nous Tachelions des Genevois, c*est un autre bienfait dont nous sommes également reconnaissants. Dans Vun et l'autre cas, nous vous regardons comme notre bienfaiteur, et nous attendons vos ordres avec la gratitude la plus respectueuse.
Tels sont nos sentiments, et surtout celui du vieillard pour qui vous avez tant de bonté, et qui est, avec autant de reconnaissance que de respect, monsieur, etc.