‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 382 sur 405 · A MADAME DE SAINT-JULIEN · texte numérisé non relu

A MADAME DE SAINT-JULIEN

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Me voioi, madame, entouré de six petits Yaricouri qui ne sont pas encore de la taille du grand abbé, leur frère, qui vous rendra cette lettre. La mère fait comme tous ceux qui sont à Femey : elle implore vos bontés. Elle a une pension sur le clergé ou sur les économats : cette pension n'est que de soixante-douze livres, et madame de Yaricourt, femme d'un brigadier des gardes-du-corps, compagnie de Beauvau, est digne de votre bienveillance par sa pauvreté qui égale presque son mérite. Yous devez être toute puissante sur le

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clergé comme sur les laïques; vous protégez surtoul le petit coin de terre que vous ayez honoré et embelli de votre personne. Daignez vous souvenir à Paris du malade de Ferney, comme vous vous en êtes sou* venu à Dijon. Je me mets à vos pieds.

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