‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 6 sur 405 · A M. DE CBABANON · texte numérisé non relu

A M. DE CBABANON

A Feraey, 7 féTrier.

Je vous ai déjà envoyé mon testament, monsieur; ceci est mon codicille, et je persiste dans mes dernières volontés qui sont de vous voir, de vous embrasser, de jouir de votre conversation, de vivre avec vous dans toute la liberté de la philosophie, pendant le temps que vous voudrez bien me donner. Nous sommes des moines au milieu des neiges. Si vous êtes assez bon pour accepter une très-mauvaise cellule dans notre couvent à moitié bâti, je vous tiendrai pour un homme très-charitable. J'ignore comment madame votre sœur s'accommode de notre zone, qu'on appelle tempérée. Je lui présente mes respects, aussi bien qu'à M. de la Chevalerie.

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