A MADAME DU BOGGAGE
s 6 octobre.
Les jolis vers qu'on m'avait envoyés pour le jour de saint François étaient signés D. B.; mais, madame, ils n'étaient pas si jolis que les vôtres. Quelle est donc la dame dont le nom ose commencer comme celui de madaiçe du Boccage, et qui ose faire des vers presque aussi bien qu'elle?
La méprise m'a valu une réponse charmante; qu'on m'attrape toujours de même.
Voici un rogaton qu'on m'envoie de Marseille ; j'ai imaginé qu'il amusera ma sainte ; car les notes sont pieuses.
4 noTembre.
Le vieux solitaire malade s'égaye quelquefois tant qu'il peut, et il voudrait amuser au moins quelques moments la juste douleur de M. le duc de Praslin. Il envoie à son cher ange tous les rogatons qu'il peut découvrir. Le possédé est assez exorcisé pour faire tout ce qu'on voudra, pourvu qu'il le puisse.
J'ai envoyé à M. le duc de Praslin, par la poste, les deux Siècles en 4 volumes : il y en a un pour mon di-
vin ange ', à la chambre syndicale de Paris. Je le prie de présenter mon respect et mon extrême sensibilité à M. le duc de Praslin.