‹ Lettres inédites de VoltaireChapitre 85 sur 405 · A M. LE MARQUIS AI3ERGATI GAPACEULl · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS AI3ERGATI GAPACEULl

Une tragédie italienne dans le goût français I Monsieur, c'est le plus grand honneur que l'Italie, la mèr^ des arts, puisse faire à la France, sa fille. Je souhaite passionnément de voir cet ouvrage. Vous pourriez avoir la bonté de me l'envoyer par les voitures de Milan à Lyon, à l'adresse de M. Tabareau, directeur général des postes de Lyon. Mais je vous demande en grftoe que le caractère en soit bien lisible. Il faut ménager les yeux d'un vieillard qui est presque aveugle.

Je vous supplie, monsieur, de vouloir bien présenter mes respects à M. Carli et de vouloir bien recevoir les miens. Pardonnes à l'état où je suis il mes lettres sont si courtes et si rares.

i»2 LETTRES INÉDITES

Vous allez donc réformer le théâlre italien ; c*est le temps, ou jamais. Le livre iniii\i\é la Ri forma d'Iialia a beaucoup de réputation en Europe, et fait espérer de très-grands changements.

Permettez-moi de tous embrasser avec amitié et sans cérémonie.

Page 1