‹ Lettres inédites des Feuquières (volume 2)Chapitre 22 sur 48 · DE M. RENAULT2 A M. DE FEUQLIÈRES · texte numérisé non relu

DE M. RENAULT2 A M. DE FEUQLIÈRES

A Feuquières, le 30 septembre 1685.

Monsieur, je me suis donné l'honneur plusieurs fois de vous escrire sans avoir reçu aucuns de vos ordres. Je vous ay mandé que le sieur Aubert3 m'a promis plusieurs fois de vous donner satisfaction et à M. le Marquis 5 mais il a esté impossible de luy faire effectuer sa parolle.

Je vous ay mandé que M. le Chevalier, M. F Abbé et autres estoient venus à Feuquières, que M. l'Abbé

1 Ici finit , avec l'ambassade en Suède de M. le marquis Isaac de Feuquières, sa correspondance , diplomatique et privée, comprise dans cette collection. Sa carrière diplomatique ne finit point à cette époque; peu de temps après , il fut nommé ambassadeur en Espagne, où il mourut, en 1688.

2 Régisseur des domaines de Feuquières.

5 Régisseur de Feuquières avant Renault. On a vu précédemment que M. de Feuquières n'avait pas eu à se louer de sa gestion ; M. le marquis de Pas l'accusait de faire des bénéfices illicites. Du reste, on verra par la lettre suivante que Renault ne donna pas plus de satisfaction au fils que son prédécesseur n'en avait donné au père.

avec M. l'abbé de Keauchesne y avoient esté un mois et M. le Chevalier deux.

M. le Marquis y est venu avec M. de Sainl- Hilaire et deux officiers, et n'y ont resté que douze jours. Ils n'ont point faict de changement; mais M. de Saint-Hilaire a une passion de voir vostre chasteau basty. M. le Marquis en a usé de la manière la plus obligeante du monde , ayant eu tout le respect imaginable pour les ordres que vous m'avez donnés. Je vous ay mandé aussy qu'il m'a envoyé deux palfreniers avec quatre chevaux , dès le 1 5 mav dernier : il me doibt envover quatre autres chevaux avec son cocher-postillon , pour un mois , pendant un voyage qu'il faict avec M. de Luxembourg; je les attends de jour en jour. Cela faict de la despense; j'ai tousjours payé les vins des laquais et cochers, ainsy que m'avez ordonné ; je me persuade que vous trouverez bon que je continue, néantmoins j'attendray vos ordres.

J'ay eu aussy les chevaux de M. le Chevalier, que j'attends encore au retour de Chambord.

Il y a huit jours que M. Bâclez 1 est à Feuquières ; il y a apparence qu'il y restera du temps. Je suis, Monseigneur, etc.

1 M, l'abbé Bâclez , ancien précepteur des plus jeunes fils rh M. le marquis Isaac de Feuquières.

-29h LETTRES INEDITES

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