XI. — A TOURVILLE
Versaillefi, i3 aoust 1690.
J'ay rendu compte au Roy de ce que vous m^avisez par vostre lettre du 9 de ce mois, et Sa Majeste a vu avec douleur le pen d^esperance que vous luydonnez de faire aucune entreprise sur Plymouth. Elle comptoit cependant sur cette entreprise , etelle ne pent voir que tons ses projets se reduisent a la seule descente de Tingmouth.
Sa Majeste a vu le plan de Plymouth que M. de Bonrepos m'a envoye. II luy a paru sur ce plan qu'il estoit k la verite difficile d*entreprendre quelque chose dans le Westconfer (?), mais, en mesme temps, qu'il n y avoitrien de si ayse que de brusler les vaisseaux qui sont du coste de Catwater, d'autant plus qu'il n'y a que des marchands, et qu*on pourroit remorquer des chaloupes pleines d'artifices et mesme desbruslots avec des galores. Je vous prie de ne vous point laisser prevenir sur ce sujet, et de considerer que vous rendriez par le succte de cette entreprise le service le plus important dans cette conjoncture, et le plus agreable k Sa Majeste que vous puissiez jamais luy rendre. Tesp^re que vous gousterez ces raisons et que vous ne perdrez pas cette occasion dedonner k Sa Majeste des marques aussy sensibles de vostre z^le pour sa gloire et son service.
Pour ce qui regarde la retraite de Tarmee navale et ce quelle aura a faire aprfes Tentreprise de Plymouth, faite ou raanqueo, il vous a esie sulHsamment
LE MARQUIS DE SEJGNELAY. lv
expliqu^ par les leltres qui vous onl est^ Writes, et jo ne crois pas qu'il soil n^ressaire de vous Ic r^p^ler.
(Arch, dek M«r. D^pSche* de la mar. He PonatU, i6r|0, fol. tp/i.)