AU COMTE DE FRONTENAC
GOUVERNEUR ET LIEUTENANT GENERAL DU CANADA
De.. . i3may 1675.
Par le manage qu'il a plu au Roy de faire de mon fils avec rh^ritiire de la maison d'Alegre, M. Tabb^ d'Urf^ est devenu mon alli^ fort proche, estant cousin gennain de ma belle-fiile, ce qui m'oblige de vous prier de luy donner quelque marque d*une consideration particuli^re, encore que dans les exercices de sa profession il ayt peu d'occasions d'avoir recours k Yous; et je crois qu'ii est du bien du service du roy et de la colonie que vous consid^riez particulierement la communaut^ du s^minaire de Saint-Sulpiee estably h Montr^l, dont M. de Bretonvilliers, qui en est sup^rieur, est fort de mes amis.
A regard de M. Perrot, comme les dix mob de prison qu*il a soufferts et celle de trois semaines dans la Bastille doivent suffire pour expier sa faute, et que d'ailleurs ii est parent et alli^ de personnes que je consid^re beaucoup, je vous prie de recevoir avec agr^ment ses excuses; et, comme il n*y a aucone apparence qu*il puisse jamais retomber en aucune faute qui approche de celle qu*il a faite , vous me ferez aussy nn singulier plai- My en luy accordant I'honneur de vos bonnes graces et vostre amiti^, de luy donner les moyens de servir agr^ablement en ce pays-lli.
( Arcb. d« la Mar. Ordret du r^ipour Iom compagnm det Mea, 1676, M. t8.)