‹ Lettres, instructions et mâemoires de Colbert, publiâes d'apráes les ordres de l'empereur, sur la proposition de Son Excellence M. Magne, ministre secrâetaire d'etat des financesChapitre 26 sur 246 · AU COMTE DE VIVONNE · texte numérisé non relu

AU COMTE DE VIVONNE

GENERAL DES GALERES.

Paris, 17 oclobre 1670.

Le Roy ayant trouv^ bon que j'envoyasse mon fils en Provence ^ apres avoir demeur^ quelques mois h Rochefort pour commencer h y apprendre son metier, il doit se rendre dans peu k Marseille, ou il aura I'honneur de vous assurer de ses services. J'esp^re que vous serez bien ayse de me donner en sa personne des marques de Tamiti^ que vous avez bien voulu roe promettre, en luy faisant part de toutes Ies connoissances que vostre experience et vostre application vous ont acquises sur tout ce qui depend de vostre charge; et, quoyque Ies tesmoignages que je recevray de vostre amitie en cette occasion me soyent fort sensibles, ils n'ajouteront rien n^anmoins h la veritable passion avec laquelle je vous ay toujours protest^ d'estre, etc*^..

( Arcb. de U Mar. Ikp4cku amcenuaU lu gaUr€$, 1670 , fol. 1 5 1 . )

* 'SoxT Marine, pages 278 61.376.

' Quelques jours apr^ Tarriv^ de Seignelay k Marseille, Colbert ecrivail k M. de Yivonne :

ttj^ay un million de remerciemeDS k vous faire de la bont^ que vous avez eue pour mon (lis en voulant bien Iny donner un appartement chez vous.

«( Je vous avoue que je crains que Tapplication qu*il doit avoir pour apprendre son metier ne vous incommode, mais j^esp^re que vous voudrez bien compatir k ses d^fauts et luy donner part dans Ies profondes connoissances que vous avez de tout ce qui concerue vostre charge , afin qu^il se reiide capable de bien servir Ic Roy a Tavenir. II vous aura , en cela , une obligation Ir^parlicuii^rc , laquelle je partageray avec

luy, ou pour mieux dire, je la prendray tout enti^repour moy.ff

Et, le 3 Janvier 1671 :

«J*ay re^u la lettre que vous avez pris la peine de m^ecrire le aS du mois passe, qui est toule rempKe des tesmoignages avantageux que vous voulez bien me rendre de mon fils. Je n'ay qu'4 souhaiter qu^il ayt toutes Ies bonnes qualil^s que vous luy donnez, et quMl se rendc avec le temps capable de vous bien servir. Ce pendant je vous prie de luy continuer toujours riionneur de vostre amiti^ el d^eslre bien persuade qu^il ne se pent rien ajouter k la reconnoTssance que j*ay de toutes Ies bon Ies que vous luy avez fait paroistre et dont vous luy avez donne lanl de marques. » (D4p, cone, let gal, 1670 el 1671, fol. 86 el 2.)

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IWSTRUGTIONS

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