‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 118 sur 470 · AL SIEUR NIQUET · texte numérisé non relu

AL SIEUR NIQUET

INGÉNIEUR

Saint-Germain, «8 mare 1676.

Sur le compte que j'ay rendu au Roy de vostre lettre du 1 8 de ce mois, Sa Majesté vous a accordé 600 livres d'augmentation de vos appoinlcmens, en sorte que vous pouvez faire estât que vous recevrez a, A 00 livres par an, et vous ne devez pas douter qu'en servant avec tout le soin, l'application et la fidélité que vous devez, je n'obtienne pour vous encore quelque gratification dans le courant de chaque année.

Ainsy, c'est à vous à présent à répondre à mes bonnes intentions et à faire avancer les ouvrages avec toute la diligence et la solidité que je vous recommande par toutes mes lettres.

( Dépôt des fortifications, Mw. «o&, 1676. fol. 7a.)

1 Huit jours après, Colbert, ayant appris que 10 soi». Faile*-moy sçavoir la raison de eetle les travaux de Ham avaient été définitivement différence, et si Buisson vous a apporté un acte

à un autre entrepreneur, écrivait à de caution en bonne ] l'intendant : auquel cas il ne faut point prendre d'autre en-

«Le nommé Colin est venu à Paris, qui a trepreneur, parce que, encore que je ne tondit que vous luy aviei adjuge le» ouvrage* de noisae pas Buisson, je sçais que ledit 1""

Ham à 35 livres >4 sols, en sorte que c'est est habile, bon ouvrier, qu'il a du bien, et qu'il

» u sob par toise plus que Boisson. J 'a vois lieu de ne cautionnera pas sans estre assuré...-' (D*p6l

croire, aux termes de vostre lettre, que vous de* fortif. 1676, fol. 60.) — Buisson eut en

les adjugeriez an nommé Boialeui a 34 livres effet cette entremise. ( Voir page 170, noK)

IYrENDA>T DES FORTIFICATIONS.

Saint-Germain, 98 mars 167(1.

Le résident 1 de M. le duc de Manloue4 a fait diverses plaintes au Koy des entreprises que vous avez faites sur ses droits souverains dans Charteville, et Sa Majesté, après avoir examiné ses plaintes, estime que vous n'avez pas eu raison d'envoyer dans Charleville des sergens pour y faire de> saisies et autres actes de justice sans avoir le pareatia des officiers de M. de Manloue3; et s'ils vous refusent ce jiareatis lorsque vous leur demanderez, en donnant avis, Sa Majesté y pourvoira.

A l'égard des ouvrages qui ont esté faits pour la réparation des murailles, sur lesquels Sa Majesté a envoyé ses ordres à M. de Réveillon*, vous devez bien prendre garde si, en effet, les habitans jouissent d'un octroy à condition de réparer ces murailles, et en ce cas. Sa Majesté veut qu'ils payent5.

Au surplus, je vous recommande toujours d'employer toute la diligence qui esl possible pour avancer les ouvrages de toutes les places.

(Dépôt des fortifications, M««. so5, 1676, fui. 73.)

l'agonir les sommes qui seront employées ù ces iw.'smes ouvrages... t»

L'exécution de ces ordres osant renconlié de l'opposition, Colliert écrivit le 98 du mois suivant au gouverneur de la ville :

«Le Boy vous ayant fait connoistre que Sa Majesté veut que la ville de Charleville fasse les réparations de ses murailles, suivant les ordres du sieur Benart, l'intention de Sa Majesté esl que par toutes les voyes que ledit sieur Renart estimera a propos, il les fasse payer, et que vous teniez la main que tout ce qu'il ordonnera sur ce sujet s'exécute ponctuellement, c'est-à-dire qu'il fera contraindre les receveurs «les deniers d'oclroy de la ville au payement de re à quoy ont monté les ouvrages faits l'année dernière , et qu'il fera saisir ce» mesmes octrois pour l'année présente. Je luv écris cet ordinaire de ne pas manquer à le faire promplement. . . »

Un peu plus tard , ayant élé consulté de nouveau par l'intendant, le ministre répondit s

'•Vous de» ex faire faire aux echevins toutes les signiOralionsqu'il faudra , et niesmclos faire contraindre, s'il est nécessaire. . . 1 (Depàt de* forlif. 1670% fol. 78. f)5 et io'i. i

• Le comte Bondelti. envové en France de 1668 à 1678.

1 Ferdinand-Charles de Conzagiic, duc d<; Manloue, né en aoûl i6.">9 , mort le 5 juillet

1 Renaît s'empressa de donner des explications i'i Colbert , qui lui répondit, le 10 du moi» suivant :

r Je rendray compte au Boy de ce que vous me dites, que les ordonnances de ceux qui vous ont précédé n'ont jamais est/' sujettes auparrn lit de M. le duc de Manloue dans l'estendue de souveraineté de Charleville; et comme c'est une chose fort extraordinaire , il seroit bon d'en

avoir la preuve (l)^„;i «/et Jortif. 167O.

fol. 78. )

« (ionverneur de Charleville.

* Colberl eut sans doute dans la journée la certitude de ce fait, car, par le même courrier, il écrivit à Renari une nouvelle lettre, dans laquelle il ajoutait :

r Sa Majesté veut que le» officier» de Charleville puyentla somme de hj>i 3 livres qui fut employée Tannée dernière aut réparations de* murailles de celle ville, et qu'ils payent encore à

FOKTIFICATlOiNS.

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