‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 121 sur 470 · A M. DE BRETEUIL · texte numérisé non relu

A M. DE BRETEUIL

INTENDANT A AMIENS

(Lettre originale.)

Pari», 18 juin 1676.

J'uy vu et examiné le calcul que vous me failes de la dépense des ouvrages de terre qui onl esté faits l'année dernière à Doullens. Je feray expédier l'arrest que vous demandez pour valider l'employ.de la somme de 1 0,6 1 9 livres et vous l'enverray au premier jour. Prenez bien garde à

fais dans les ouvrage» que je lai» faire pour Sa Ferry de se rendre de suite i Ham pour mettre Majesté. . . » loi» les ateliers en train. Quelques jours après .

tLcs entrepreneurs de Paris, ajoutait-il, lo ao , il recommandait à l'intendant et au j

sont plus capables de bien conduire les ou- verneur de presser le» entrepreneurs des Ira-

v ragea et entendent mieux la solidité de la ma- vaux, Buisson et Chamois. (Dépôt air» fvrtif.

fonnerie.» if»76, fol. 199 et i3t.) ' Le 19 juin, Colberl écrivit à ïi,

l'avenir de ne plus tomber en de pareils inconvénient, et de ne faire choix que d'entrepreneurs habiles et solvables.

A l'égard de la brèche qui s'est faite aux ouvrages faits par Gruge l'année dernière au bastion Royal de Doullens, puisque, encore que dans ln rigueur il ne luy soit rien deu, vous ne laissez pas de croire qu'il serait bon de luy donner quelque dédommagement1, si le Roy passe à Doullens, vous exposerez ses raisons à Sa Majesté, et en cas qu'elle ayt la bonté de luy accorder quelque chose, vous exécuterez ses ordres. Mais si le Roy ne passe pas à Doullens, vous m'enverrez un mémoire de ses raisons, afin que j'en puisse faire rapport à Sa Majesté.

Touchant le remboursement de la maison du nommé d'Ambroise, démolie pour la fortification de Doullens, vous pourrez sans difficulté luy payer les 5 ou 600 livres que vous estimez qu'elle pouvoit valoir*.

Sur le mémoire que vous m'avez envoyé pour changer la destination d'un fonds de 36o livres, ordonné chaque année, à commencer en 167&, pour l'entretènemenl de quatre chaussées qui avoient esté reslablies les précédentes années, je dois vous dire qu'il n'y a rien de plus grande conséquence pour la facilité du commerce, que de les maintenir toujours en bon estai, et que la guerre n'en devoit point e m pescher, puisque, pour les chaussées qui sont en deçà de la Somme, il n'y a eu jusqu'à présent aucune difficulté pour y faire travailler, et pour celles qui sont au delà, on pouvoit faire mettre pour peu de chose les entrepreneurs à contribution, et le Roy leur aurait fait rembourser ce qu'ils auraient payé. Voyez si cela se peut encore faire et m'en donnez avis.

(Bibl. du Corps législatif, Mm. B' i3. DrpJckt* de la cour à M. de Rrttetnl, 1676, |>i«k» n* »i6 Dépit «Je» fortifietlioi», Mm. to6. 1676. fol. 117.)

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