A M. CHANTEREALJ
INTENDANT DES FORTIFICATIONS
Paris, 10 mars ifi-tf.
Je vous ay écrit que mon fils devoit se rendre a Guise et j'apprends, par une lettre que je viens de recevoir de luy, qu'il y arrivera demain, sans faute. Comme je parti m y aussy demain de grand matin pour me rendre, après-demain, à La Fère, il est nécessaire que vous fassiez sçavoir à mon fils que, pour celte raison, vous ne pouvez pas vous trouver à Guise.
Tenez toutes choses en estât à La Fère, que je puisse entièrement visiter celte place et voir les effets des eaux, autant que la saison et les ouvrages
' Voir pièce n' 1 A 7 et note. — Ce» velléités d'indépendance de Niquct n'étaient pa< le seul motif des réprimandes de Colberl, qui lui reprochait suai son inexactitude, comme le témoigne une letlre du 1 o décembre précédent .
• C'est une chose que je trouve fort extraordinaire, qu'ayant fait remettre une somme de 1 5,ooo livres à Verdun <■« vous ayant desjA
écrit deux ou trois fois de m'envoyer le détail du travail et de la dépense qui se fait par chacune semaine , vous n'y ayez pas encore satisfait. Si je ne reçois ce que je demande par le premier ordinaire, je ne vous écrira» plus, mais j'y pounoiray d'ailleurs. .. n (DëpM du fnrlif. lf>7<», fol. 3 "(7.)
rnRTIKICATIONS.
faits le pourront permettre, en trois ou quatre heures de temps que j'y pourray demeurer.
Ainsy je m'attends à vous trouver après-demain vendredy, entre 10 et 1 1 heures, à la porte du faubourg de La Fère, en deçà. Dites-le à M. de La Brosse1, et vous me ferez plaisir de remarquer s'il donne quelque ordre ou se met en estât de faire tirer du canon, parce que, en ce cas seulement, je vous prie do luy dire qu'il me désobligera sensiblement s'il en fait tirer 2; mais si vous ne voyez point qu'il s'y prépare et qu'il donne aucun ordre, vous ne devez point du tout luy en parler.
(Déptt dm fortifierons. Mm. aoK, 1677, fol. 84.)