AU CHEVALIER DE CLEIt VILLE
COMMISSAIRE GÉNÉRAL DES FORTIFICATIONS
Paris, 10 janvier 1671.
Je vous avoue que j'ay peine à comprendre que vous trouviez autant de confusion que vous me marquez dans les comptes de Saint- André, vu que pour les régler il me semble qu'il n'y a qu'à examiner l'argent qu'il a reçu et à quoy il l'a employé.
Comme il est facile de distinguer les ouvrages qui ont esté faits chaque année, particulièrement lorsqu'ils sont de briques, et que d'ailleurs vous m'avez écrit qu'il y avoit un marché passé avec luy à /i5 livres la toise de maçonnerie, je n'entends pas bien d'où peuvent provenir toutes les diflicullés que vous me tesmoignez avoir à cet égard : je veux croire que dans peu vous éclaircirez les choses en sorte que vous n'aurez plus aucun doute sur cette matière; et afin d'y contribuer en ce qui peut dépendre de moy, je vous envoyé un mémoire de tous les fonds qui ont esté fails depuis 1 G6U jusqu'en 1G70 pour les places d'Alsace, et par le premier ordinaire, je vous en enverray un autre de ceux qui ont esté payés au sieur Saint- André.
Touchant le règlement du prix des matériaux qui appartiennent à Saint- André, je vous diray seulement que vous devez agir en liberté, et n'avoir aucune crainte de M. l'intendant. C'est pourquoy, s'il est juste de ne payer que ai livres 10 sols de chaque toise de moellon au lieu de a 3 livres 3 sols h deniers qu'il en demande, vous pouvez ne la passer dans ses comptes que pour ai livres 10 sols, et en user de niesme en tout ce qui vous paroistra raisonnable.
( Dépôt de» fortifiMlion» , Mm. ao& , 1 07 1 , fol. h .)