‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 228 sur 470 · AU CHEVALIER DE TERLO.N · texte numérisé non relu

AU CHEVALIER DE TERLO.N

AMBASSADEUR A COPEMIAGUE.

Saint-Germain, 17 juillet 1671.

Comme vous estes bien informé qu'entre les grandes choses auxquelles le Roy, nostre maistre, s'applique, celle des sciences n'occupe pas moins son esprit que toutes les autres qui regardent la guerre, Sa Majesté ayant ordonné à l'académie qu'elle a establie pour les sciences de s'appliquer à quelques observations astronomiques, elle a agréé la proposition qu'elle luy a faite d'envoyer l'un de ses principaux membres en Danemark pour y faire quelques observations importantes au progrès des sciences auxquelles elle s'applique; et Sa Majesté m'ordonne de vous écrire ces lignes pour vous dire que le sieur Picard1, qui a esté choisy pour cela, s'adressera à vous pour avoir toutes les facilités qui luy seront nécessaires pour faire lesdites observations.

Sa Majesté désire que vous fassiez au roy de Danemark toutes les instances nécessaires en son nom pour luy demander dans l'estendue de ses Estais les assistances dont il pourra avoir besoin. Je vous prie donc de le considérer, comme porteur de l'ordre et des intentions de Sa Majesté sur ce sujet et pour son mérite particulier2.

( Arch. de U Mar. Dépêche* concernant U conunerce, 1671, foL ai. — Bibl. d« iniui»lère tlt l'Intérieur, Copie de lettre» de Colbert, M. 57.)

1 Jean Picard, prêtre, né à la Flèche, eu 1 6so. Il s'adonna â l'étude de l'astronomie , et fut nommé membre de l'académie des sciences en i<>66, à la forma lion de cette académie. Chargé de différentes missions en France pour mesurai- le» degrés du méridien , Picard fut . en 1071, envojé à Uranienbourg, rlialeau élevé par Tycbo-Brahé , près de «'.«penliague.

Mort vers i683. — Voir pièce* n" 74 . 77 et notes.

1 A la suite de cotte lettre, se trouve le pa«eporl donné à l'abbé Picard, ordonnant <■ nonseulement de te laisser passer seureiuenl i1! librement, sans luy faire aucun mautais traitement, mais mewne de luy donner toute» sorUs d'ayde, faveur, assistance, en cas de besoin. -

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