CONSUL DE FRANCB A CHYPRE
Paris, 6 novembre 1671.
M. Arnoul m'a envoyé les livres grecs et arabes que vous avez esté chargé de luy adresser par le sieur Vanslèbe ; et comme je scray bien ayse d'avoir ceux qui sont les plus curieux et les plus rares dans ces langues et dans les autres du Levant, en cas que vous en rencontriez à acheter et que vous trouviez quelqu'un qui sçachc faire le choix des livres de cette qualité, vous pourrez en faire le marché, et en me faisant sçavoir ce que vous aurez avancé, j'auray soin de vous en faire rembourser exactement5.
Continuez toujours à m'informer de tout ce qui se passera dans l'es tendue de vostre consulat concernant le commerce et la navigation, et en cas que vous ayez besoin de quelque assistance, ne manquez pas d'en écrire à M. de Nointel, ambassadeur pour Sa Majesté près le Grand-Seigneur.
( Arch. de la Mar. Dépêche* concernant le commerce , 167», fol. t&6. — Dvppinft. V.orrttpondanee administrative touê Loui* XII, IV, 680.)
1 Voir pièces n" 69, 77 , «63 et notes.
1 Balthazar Sauvan, consul de France à Cbypre, obtint, le 18 février 1679, do nouvelles lettres patentes qui le confirmèrent dans sa place pour trois ans.
3 Le 39 novembre de Tannée suivante, Colberl lui accusai I réception de tn-nU- sepl manus-
crits qu'il avait trouvés assez bien conditionnés. — «Je donne ordre, ajoutait-il, à M. Arnoul de vous faire tenir les io5 piastres que vous avez déboursées pour cela. Vous me ferez plaisir de vous appliquer à en recouvrer le plus grand nombre qu'il vous sera possible et d'observer particulièrement de préférer les manuscrits
76 — A L'ABBÉ BENEDETTJ,
A ROME
Paris, G novembre 1671.
J'uy reçu la lettre que vous m'avez écrite le 1 3 du mois passé, par laquelle vous me donnez avis que l'on pourrait à présent acheter le buste de Jupiter de M. délia \ aile J'approuve fort la pensée que vous avez de faire cette acquisition pour le Roy; mais comme il faut prendre garde de ne pas acheter cet antique plus qu'il ne vaut il sera bon que vous confériez sur ce sujet avec M. Errard, qui l'examinera et en fera le prix, et ensuite vous pourrez le payer des deniers que vous avez entre les mains.
A l'égard des vins, puisqu'il y a espérance qu'ils seront bons cette année, vous pourrez m'en envoyer la mesinc quantité que les années précédentes.
(Areh. de la Mar. Dépêche* concernant h commerce , 1676, fol. i56. — Depping, Correspondance adminutratwe «nu LemU XIV, IV, 679.)