A COPENHAGUE
Saint-Germain, if> janvier 1679.
J'av esté bien ayse d'apprendre, par la lettre que vous m'avez écrite le 1 7 du mois passé 2, que vous soyez entièrement restablv et que vous continuiez avec beaucoup de soin et d'application de faire toutes les observations astronomiques dont vous avez esté chargé
Vous ne pouvez assurément rien faire de plus glorieux pour le règne du Roy et pour la réputation de l'académie des sciences que de travailler toujours avec la mesme assiduité et le mesme succès que vous avez fait jusqu'à présent. Mais comme j'apprends que vous vous disposez à revenir icy au commencement du mois prochain * et qu'il reste encore quelques observations à faire pour tirer tout le fruit que Ion s'est promis de vostre
frrec» écrit* en parchemin aux autres, d'autant quoi on aurait encore un autre buste et une
que ce sont les plus anciens. Faites- moy sça- grande letc do philosophe, voir de quels liem vous les tirercs et par qui * Nous publions cette lettre à WAjiptndtee.
vous les ferez voir, auparavant que do les ' Voir pièces nM 69, 74 et notes,
acheter. * ( Dtp. cone. le comm. 1679, fol. 34g. ) * En effet , cinq jours auparavant . Perrault
— Voir pièce n* 63. avait prévenu Colbert que telle était l'inlenlion
' On voulait de ce buste, d'après BenedeUi, de l'abbé Picard , mais que l'académie n'était 3.ooo livres, monnaie d'Italie, moyennant pas de cet avis. ( \M. Clair, vol. iH \ fol. hi'tG.)
voyage, je dois vous dire qu'il est nécessaire que vous demeuriez en Danemark jusqu'à ce que, par le compte que vous rendrez de voslre travail à ladite académie, elle puisse jujjer que vous aurez entièrement rcrnply tout ce qu'elle s'est promis de voslre exactitude et du choix qu'elle a fait de vous pour ce voyage, et pour lors je vous écrira y que vous pouvez revenir.
(Areh de la Mar. Hépéckt* «mxwrumJ l, commerx*. 167,, fol. 8.)