A M. DE BRETEl IL
INTBNDA3T A AMIENS.
Saint-Germain , aojuin 1679.
J'ay icy besoin dans les bastimens du roy de briques bien faites et bien cuites. Comme toutes les briques qui se font aux environs de Paris n'ont ni l'une ni l'an ire de ces qualités, et que vous estes datis un pays où l'on est dans un usage continuel et où l'on ne hastit presque que de briques, je vous prie de vous informer promptement du meilleur faiseur de briques qui soit aux environs d'Amiens ou des autres villes de la province les plus prochaines, c'est-à-dire qu'il faut que cet homme sçachc parfaitement la qualité de la terre propre à faire la meilleure brique, la manière de la façonner, la forme qu'il faut luy donner, comme elle doit estre cuite, et de m'envoyer icy cet homme à ses journées.
Je luy feray payer son voyage, et s'il est nécessaire que vous luy donniez quelque chose pour venir icy, je vous prie de !e faire \
( Bibl. liup. Mks. Mclanfrfê (Aairatnbaull , vol. 'i-j'j.fol. 64 J.)
ncral de police, par lettre du sa janvier, et il * M. de Breleuil envoya a Paris le sieor
lui recommanda de prendra les mêmes pré- Florent l)esrli.-wipa.
cautions a l'égard de celle presse qu'à l'égard Huit jours après, en annonçant l'arrivée de
de toutes les autres. ( Mélange» Clainm&auU , cet ouvrier à l'intendant, Colbert le chargeait
vol. o3i, fol. 34.) encorod'unenouveller»mniission:»€<>mm<>j'ay
1 Le procès de La Voisin, dont La Reynie besoin, lui mandait-il, dans les bastimens, de
avait la direction. brouettes que les charrons d'icy ne sçavent pas
* Le 8 mars précédent, Colbcrl avait envoyé faire en la manière de Picardie , je vous prie de
A La Reynie un arrêt - portant défenses aux donner vos ordres 4 ce que l'un des ingénieurs
et compagnons orfèvres de s'establir qui travaillent aux places de
dans les temples de Saiot-Jean-de-Latran et ment amène icy deux des meilleurs faiseurs de
de Saint-Dcnis-dc-la-Cbâtre.» (Mélange* Cita- brouettes. Je serais niesme bien ayse qu'ils en
rembault, vol. 4«6, fol. a3o.) fissent venir doux des mieux laites, pour en
Un arrêt du 3o décembre 1679 supprima faire faire une grande quantité demesmeicy.
les maîtres de la confrérie des orfèvres. Le et vous me fera plaisir de me les envoyer même jour, parut un règlement général sur promptemenL» (Bibl. du Corps léjpslalif.
celle corporalion , avec un état des ouvrages B* 1 3. Dépêche» à M. de BnUmil, 1 679 , qui devaient être soumis au poinçon. n* %^f^.)