‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 359 sur 470 · XVII. — LOUIS XIV AU CAVALIER BERNIN · texte numérisé non relu

XVII. — LOUIS XIV AU CAVALIER BERNIN

Pari», it avril t665.

Seigneur cavalier Bernin, je fais une estime si grande de voalre mérite, que j'ay un grand désir do voir et de connoistre une personne aussy illustra, pourvu que ce que je souhaite se puisse

1 Jean-Louis de Froincntiére* de* Kst.ings, qui avait prêché devant le Roi en 167 s , fat nommé évèque d'Airo l'année mirante. Mort en décembre 168a , s Tige de cinquante-deux ans.

* Jean de Montajny, né en 1637, évoque de Léon. Mort le 28 septembre 1671.

• Le premier numéro du Journal dst Savant* avait paru le 5 janvier de la même année. Cette entreprise, qui rencontra des adversaires passionnés, était soutenue par Colbert; mais i la suite d'un article contre k congrégation de i 'Indue, au sujet de l'ouvrage de l'archevêque de

obtint la suppression du journal. Colbert résista d'abord , mais il dut céder, et , le 3o mars , la publication cotma. « Los plaintes de Rome, écrivait alors Chapelain , sur la liberté de nostre humai è» Sa-

vant», en ont fait suspendre la continuation , et il est s craindre qu'une aussy utile institution quo celle-là n'échoue entièrement, depuis que M. de Ssflo, qui en estait l'Ame', en a plutaet voulu a ban donner lo soin que de se soumettre. * Gui Patin , dont l' amour-propre avait eu i souffrir de quelques critiques, écrivait, le 1" mai 1666, a Faleonnet : «Pour le Journal dm Savanti, on s'en nu «pie ici, et ces écrivains mercenaires se voient punis de leurs téméraire» jugements par leur propre faute... Turéa» mtn tacavti nufom.» ( Lettres d* «m Patin, III, 6s7.)

H est à remarquer que les raisons alléguée* par Sa ll<> pour la suppression du journal ne sont pas cou formée à celles qu'on donne Chapelain.

APPENDICE

accorder avec lt> service que vous devez à Nostre Saint-Père le Pape1, et avec vustru commodité particulière. Je vous envoyé, en conséquence, ce courrier exprès, par lequel je vous prie de me donner celle satisfaction , et de vouloir entreprendre le voyage de Franco, prenant l'occasion favorable qui se présente du retour de moo cousin, le duc de Créqui, ambassadeur extraordinaire .qui vous fera sçavoir plus particulièrement le sujet qui me lait désirer de vous voir et de vous entretenir des beaux dessins qou vous m'avez envoyés pour le bastiment du Louvre; et, du reste, me rapportant à ce que mondit cousin vous fera entendre do mes bonnes intentions, je prie Dieu qu'il vous tienne on sa sainte | farde, seigneur cavalier Bernin.

( Ifittoin de* phu etiibrt* amateur* fnmeaù , par Dumesnil . Il , toj.j

Page 1