POUR ENLEVER UN CHEVAL DE RRONZE A NANCY
Paris, «S «optombre 1670.
1)k pas le Roi. Sa Majesté voulant faire conduire de la ville de Nancy en celle de Vilry, et de là en sa lionne ville de Paris , un cheval de bronze qui est en ladite ville de Nancy, Sa Majesté a fait choix du sieur Kossicr pour en prendre la conduite , et luy a donné pouvoir pour cet effet, par ces présentes, do faire aplanir les chemins, combler les fossés, couper les arbres et [faire les] ébranchages où besoin serait, mesme de faire démolir ic cintre des portes des villes et bourgs qui ne se trouveraient pas assez élevées pour la liberté du passage dudit cheval de bronze, en cas qu'il n'y eust point d'autres chemins pour le faire passer.
Enjoint Sa Majesté à tous gouverneurs, lieutenans, baillis, senesebaux, maires et échevins des villes, bourgs et villages qui seront sur la roule de luy prester main-forte pour l'exécution du présent ordre et de faciliter la conduite dudit cheval en tout ce qu'ils pourront, mesme de donner «•scorie aux endroits qu'il en demandera et croira avoir besoin.
( Areh. de fRmp. Rtgittrt du $etriumat , 0 i3. fol. noS.)
' Choisi pur bonis XIV pour écrire «on histoire, Racine avait déjà été l'objet d'une faveur tout" particulière. Voici ce que rapporte à ce sujet M. Paul Milliard :
« Sur ce qui a esté représenté au Roy, estant en son cousait, par Jean Racine, conseiller trésorier «le Frwice en la généralité de Moulins, qu'estant l'un des quarante de l'académie françoisc, et se trouv.iiit d'ailleurs engagé dans un «•inploy considérable dont il a pin h Sa Majesté de l'honorer, celle occupation ne luy a pas permis d'aller à Moulins pour se faire installer au bureau où il a esté reçu en la Chambre des compti s, cl moins encore d'y résider pour en faire l'exercice, ce qui pouvant dans la suite Iny faire un mire quelques difficultés au sujet Ho ses £at>cs, il a trés-hnmblement requis Sa Majesté vouloir, eu tant que besoin, le référer dudit dél.n.l u .i,Ktalla!iou .1 de ladite non- r. «idonec
«A qnoy estant nécessaire de pourvoir : « Sa Majesté, estant eu son conseil, a ordonné *'\ onmime, en coi)M<it.'r,nioit ues services ei occupations du sieur Racine, qu'il jouira des ga^e* et des droits attribués à l'oflice de trésorier au bureau des finances à Moulins dont U est pourvu . depuis le jour de sa réception , nonobstant qu'il ne soit installé audit bureau et qu'il n'y fasse aucune résidence ni fonction , dont Sa Majesté l'a dispensé et dispense, ssns tirer à conséquence ; au payement desquels gages et droits ceux qui en ont les fonds entre les mains seront contraints sur simples quittance* comme pour les deniers et affaires de Sa Majesté, eu vertu du présent arrestw Si|pié : hx Tiujm, Vuxeiiot, Colmst, Boixhuat, PcssosT. (OEurm de Jean /tacts*, I. ,69.)
* Voir Sciences, LrUrt* , ete. pièce n*65 et notes. -Voir aussi la pièce XL!
APPENDICE