‹ Lettres, instructions et mémoires de Colbert (volume 2)Chapitre 411 sur 470 · A CELLE DE ROME, DITE DE SAINT-LUC · texte numérisé non relu

A CELLE DE ROME, DITE DE SAINT-LUC

Saint-Germain, novembre 1676.

Loris, etc... Les travaux que nous nous sommes imposés, depuis longtemps que nous avons pris en main le gouvernement de nostre royaume , pour la correction , la réformation cl le bon règlement des ordres de nostre Estai, et ceux que nous avons esté obligé d'entreprendre pour soutenir la guerre, ou qui nous ont esté suscités par la malice de nos ennemis et par l'extrême jalousie qu'ils ont prise de la gloire de nostre règne, ne nous oui pas empesebé de cultiver et attirer en nostre royaume tout ce que les sciences et les beaux-arts peuvent contribuer à la gloire et à l'ornement do nostre règne. Ccst pour cette raison que nous avons bien voulu prendre sous nostre protection l'académie françoise et la loger dans nostre propre palais , et que nous avons estably les académies de peinture, sculpture et architecture, ce qui notts a si bien réussy que, outre tous les beaux et grands ouvrages qui sont sortis des mains de ces exediens ouvriers que nous avons élevés, nous avons encore la satisfaction de voir que l'académie de Rome, dite de Saint-Luc, qui a toujours esté reconnue pour celle qui a produit les plus grands sujets qui ont paru depuis deux siècles dans les beaux-nrls,a cm qu'elle pouvoil recevoir quoique lustre en choisissant pour son prince et chef le sieur Le Brun, nostre premier peintre, chancelier et principal recteur de nostredite académie. Et d'autant que celte éjection peut donner un commencement de commerce et île rommiiniriition entre h* deim académies, nous avons agréablement reçu

les propositions qui nous ont esté faite» par rostre amc et féal conseiller en tons nos conseils et en n astre conseil royal , surintendant et ordonnateur général de nos baslimcns, arts et manufactures , de donner nos lettres de jonction desdites deux académies, afin que par la communication réciproque que cette jonction leur donnera , elles puissent mutuellement contribuera élever tes arts au plus haut point qu'il» ayent jamais estes portés. Et pour cet effet le sieur Colbert nous auroit présenté divers articles concernant ladite jonction , sur lesquels il nous auroit très-humblement supplié d'accorder nos lettres patentes.

A quoy inclinant, autorisons lendits articles de jonction cy-attachés, voulons qu'ils soyent inviolablemenl gardés et observés de point en point, selon leur forme et teneur. . .

(Areh. de J'Kmp. Ihgittr* du *trrt*ri*t, 0 «o, toi. .16V) i ■ =■=

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